|
|
|
LES
FETES RELIGIEUSES
LE
CAVADEE
Le
Thaipoosam Cavadee est considéré comme la
plus spectaculaire de toutes les fêtes tamoules.
Célébré en l´honneur de Muruga,
fils cadet du Dieu Shiva et d´Ouma, le Cavadee est
l´occasion pour les fidèles de prouver leur
adoration, leur affection et leur fidélité
au dieu Muruga.
Une minutieuse préparation.
Le
jeûne durera dix jours. Durant cette période
sacrée, le fidèle doit purifier son âme
et son coeur, en chassant haine, passion, orgueil et envie.
Abstinence et prières sont de rigueur. Tous ceux
qui désirent participer au Cavadee doivent se préparer
physiquement et spirituellement à cette magnifique
mais très éprouvante cérémonie.
Un bracelet leur est noué au poignet en signe d’engagement
et de soumission. Durant plusieurs jours les pénitents
se rendent au temple pour prier la divinité et
chanter des hymnes. Des offrandes y sont déposées
: noix de coco, fruits, lait, eau safranée...
La
veille de la fête, les fidèles s’attèlent
à la confection d’un cavadee, mais aussi
d’autres palanches plus petites, symbolisant le
temple du dieu Muruga. On assemble bois et bambous en
une grande arche qui peut parfois aller jusqu’à
trois mètres de hauteur ! Elles sont parées
de feuilles de cocotiers, de plumes de paons, de fleurs,
de citrons verts, de tissus chatoyants tous cousus de
clochettes et de petites icônes de leur dieu.
Rites de purification.
Le
jour de la cérémonie, les rituels se succèdent
: prières, offrandes et bain purificateur. Après
les ablutions dans la rivière ou dans la mer, du
lait est versé dans deux petits pots en cuivre,
qui sont recouverts d'un morceau de tissu, avant d'être
attachés au cavadee. La plupart des dévots
sont habillés en fuchsia, certains hommes sont
torse nu, leur poitrine sombre déjà offerte.
Le front, les épaules, le dos et la poitrine sont
enduits de cendres sacrées.
Les dévots offrent leur chair aux “vels”,
de fines aiguilles ; mais aussi de longues piques de métal
ou d’argent transpercent leurs joues, leur front
et leur langue, car les croyants font aussi vœu de
silence! Les vels symbolisent la lance de Muruga qui tua
Idumban, elle doit donc être plantée dans
leur dos, leur torse, leur ventre, leurs jambes...
Des
dizaines de fines aiguilles alignées en éventail
sur le dos, et dont certaines ont un embout ressemblant
à une petite plume, font penser à la parure
du paon. D’autres, piquées dans la bouche
sont reliées à des chaînettes qui
se balancent lentement sous les mentons. Il n’y
a ni cris, ni pleurs, ces hommes restent dignes et stoïques.
Les enfants, qui dès six ans ont décidé
de participer au Cavadee grimacent en silence, une aiguille
plantée dans la langue. C’est la victoire
du bien sur le mal, dit-on.
La
pénitence est rude, la chaleur intense, ceux qui
ne se percent pas la langue, se bâillonnent d’un
foulard afin d’observer le silence complet. Quelques
femmes se sont percées la langue d’une aiguille
reliée à une chaînette, telle une
fibule d’argent, un bijou précieux et rare;
elles portent sur leur tête une cruche de “lait
sacré”. Ceux qui ne font pas partie des fidèles
et qui s’approchent de trop près des pots
disposés sur l’arche sont chassés
à coups de bâton, car le lait si pur, risquerait
par leur présence de cailler avant son arrivée
au temple!
La
foule multicolore avance lentement, au rythme des chants
religieux diffusés par des haut-parleurs installés
sur un véhicule. Celui-ci ouvre le cortège
et transporte quelquefois la statue du dieu Muruga, quand
celle-ci n’est pas posée sur un chariot spécialement
créé à cet effet. Des Tamouls suivant
la procession offrent des boissons fraîches aux
gorges brûlantes, d’autres arrosent les pieds
nus et endoloris par la route brûlante de soleil.
A côté du temple, des femmes ont garni des
feuilles de bananiers de riz et de cari végétarien.
Lorsque enfin arrivé au terme de ce calvaire consenti,
chacun pourra se rassasier.
Ce
n´est qu´une fois arrivé au temple
que le pénitent se débarrassera de ses aiguilles.
Fait extraordinaire : pas une goutte de sang ne s´écoule.
Il dépose alors le Cavadee aux pieds de la divinité.
Ses péchés sont rachetés, son âme
purifiée. Il accueille le bien et chasse le mal,
pour restituer la paix dans le monde. L’utilisation
du lait a une signification particulière dans ce
genre de rituel, car le lait est la première alimentation
d’un nourrisson, de même il est utilisé
lors de nombreuses offrandes. En quittant le temple, certains
de ces fidèles se rendent chez eux pour d’autres
séances de prières, communiquant ainsi à
leur demeure toute la bénédiction reçue
au temple.
Cette
cérémonie naquit d’une ancienne légende
tamoule. C’est l’histoire d’Idumban,
un nom hautement symbolique, puisqu’il veut dire
“orgueilleux”. Cet homme était un bandit
repenti, disciple du gourou Agattiyâr. Celui-ci
ordonna : “Pars dans les montagnes, Idumban, et
ramène-moi les deux cimes ! Tu les attacheras à
chaque extrémité d’un cavadee. Idumban,
obéissant et fidèle, partit avec sa femme
et attacha solidement les deux sommets à sa palanche
puis entreprit de les ramener à Agattiyâr.
Mais en chemin, le dieu Muruga, fils de Shiva et d’Ouma,
se métamorphosa en petit garçon et se cacha
dans un des sommets pour en alourdir la charge. Indumban
le découvrit bien vite et dans sa fureur, car bien
entendu il ne put reconnaître son dieu, il commença
à se battre avec lui. Mais Muruga le transperça
de sa lance et l’homme mourut. Par leurs prières,
le sage Agattiyâr et bon nombre de fidèles
demandèrent avec insistance la grâce d'Idumban,
si bien que leur dieu accepta de le ressusciter. Pour
le remercier de sa bonté, il fut décidé
que tous ceux qui porteraient le cavadee jusqu’au
temple verraient leurs voeux exaucés, et par ce
geste le remercieraient aussi des faveurs accordées
tout en se rapprochant de lui, de sa sagesse et de sa
bonté.
|
|
LE DIVALI
Divali : fête de la lumière
Pendant une nuit de novembre, l’île Maurice
est illuminée par des milliers de lampes et de
lumières pour célébrer l’une
des fêtes les plus importantes du calendrier hindou.
Divali demeure l’une des plus impressionnantes
fêtes que l’île Maurice célèbre
chaque année. Lors de la nuit la plus sombre
du mois de Kartik du calendrier hindou, les fidèles
illuminent leurs maisons et les alentours dans une ambiance
de fête. Divali se traduit littéralement
par «succession de lumière». Des
‘diyas’, lampes en terre cuite, et des lumières
électriques seront allumées pour célébrer
la victoire du bien sur le mal.
La fête Divali est tellement imprégnée
dans la culture locale que des Mauriciens d’autres
confessions célèbrent également
Divali en communion avec leurs compatriotes hindous.
Certains illuminent leurs maisons le soir de Divali
alors que d’autres se délectent des gâteaux
et friandises qui leur sont offerts par le voisinage.
La fête Divali est également celle du partage.
Plusieurs jours de préparatifs.
Divali se prépare plusieurs jours en avance.
Dans certains Etats de l’Inde, les préparatifs
précèdent la fête d’une semaine.
Associée à l’arrivée de la
déesse Lukshmi, divinité de la prospérité,
la fête est l’occasion pour les hindous
de préparer leur demeure, la nettoyant de fond
en comble pour y accueillir la déesse. Des vêtements
neufs sont également achetés pour être
portés ce soir-là. Le port de vêtements
neufs signifie la rupture avec le passé et le
début d’une nouvelle période plus
prospère. Des gâteaux sont aussi préparés
pour être partagés avec le voisinage afin
que le soir de Divali soit celui d’une joie commune.
Le jour précédent la nuit de Divali, les
croyants purifient non seulement leurs âmes à
travers des prières mais aussi leurs corps par
un bain rituel. La journée est consacrée
à la préparation des mets et des gâteaux
qui seront consommés pendant la soirée.
À Maurice, le «gâteau patate»,
petite galette préparée à base
de farine, de sucre, de noix de coco, des raisins secs
et des patates, est incontournable le jour de la fête
Divali.
À la tombée de la nuit, les familles hindoues
se rassemblent chez elles en attendant la venue de la
déesse Lukshmi qui leur assurera bonheur et prospérité
pour l’année à venir. Certaines
familles, selon la coutume, préfèrent
partager les gâteaux avant la tombée de
la nuit alors que d’autres attendent qu’ils
soient bénis lors des prières du soir.
Les
diverses légendes.
La fête Divali est associée à plusieurs
légendes. Selon certaines croyances, la nuit
de Divali est considérée comme celle où
la déesse a émergé de l’océan,
représentant ainsi sa naissance. D’où
la prière dédiée à la déesse
de la prospérité, la Lukshmi Puja, dite
le soir de Divali.
Une autre croyance veut que le soir de Divali, celui
sans lune du mois de Kartik, soit également le
soir où le Dieu Ram, son épouse Sita et
son frère Lakshman sont retournés à
la capitale du royaume Ayodhya après quatorze
années d’exil. Pour célébrer
leur retour, les habitants d’Ayodhya ont tous
illuminé leurs demeures afin que les exilés
puissent trouver leur chemin.
|
|
|
MAHA
SHIVARATREE,
nuit dédiée au dieu Shiva.
Le
Maha Shivaratree (littéralement : la grande nuit
de Shiva) est l’une des fêtes hindoues les
plus populaires célébrée en l´honneur
du dieu Shiva. A Maurice, la fête revêt un
caractère particulier avec le pèlerinage
à Grand-Bassin, lac sacré dans lequel furent
versé les eaux du Gange.
Plusieurs
jours avant la fête, les croyants ne consomment
ni viande ni alcool et restent chastes. Ils font des prières
tous les jours et implorent la bénédiction
et la protection de Shiva. Puis, quelques jours précédant
la fête, les fidèles, partant des quatre
coins de Maurice et habillés de préférence
en blanc, entreprennent à pied un pèlerinage
au lac sacré de Grand-Bassin, “Le Ganga Talao”.
Si
le pèlerinage à Maurice est plus que centenaire
- au siècle dernier un petit groupe de dévots
avait accompli le premier pèlerinage à Grand
Bassin dans le cadre du Maha Shivaratree - c´est
en 1972 que de l´eau sacrée du Gange fut
versée dans le lac de Grand-Bassin. Depuis ce jour,
le lac devint sacré et le pèlerinage prit
des proportions qu´on connaît aujourd´hui
avec des milliers de pèlerins sur les routes menant
à Grand-Bassin pendant plusieurs jours précédant
la fête du Maha Shivaratree.
Lors
du pèlerinage, les pèlerins portent sur
leurs épaules un “kawar”. Cette structure
en forme d´arche, construite traditionnellement
en bambou, est décorée de fleurs en papier,
de clochettes multicolores, de petits miroirs et de photos
de Shiva. Le transport du “kawar” symbolise
la soumission et l´obéissance à la
volonté de Shiva.
En
arrivant au “Ganga Talao”, les pèlerins
offrent leurs prières au dieu Shiva et, en souvenir
des saints qui avaient versé de l´eau sur
le cou empoisonné de Shiva, ils versent du lait
et de l´eau sur le “Shiva lingum” (pierre
sacrée représentant le dieu Shiva).
La
croyance veut que les saints et les démons avaient
uni leurs forces, un jour, pour retourner les océans
afin d´y trouver le nectar d´immortalité
appelé “Amrita”. Cependant, les choses
tournaient mal. Des eaux tourbillonnantes surgit un poison
mortel qui détruisit tout sur son passage, menaçant
de détruire l´humanité. Les saints
demandaient alors à Shiva de leur venir en aide.
Celui-ci avala le poison, sauvant ainsi l´univers
de la destruction. Mais après avoir absorbé
le poison, sa gorge devint bleue. Pour atténuer
sa douleur, les saints lui versèrent de l´eau
sur le cou.
C´est
en reconnaissance du geste des saints de l´époque
que du lait et de l´eau sacrés sont aujourd´hui
versés sur les représentations du dieu Shiva.
|
|
HOLI,
la fête des couleurs...
La
fête Holi, généralement célébrée
un lendemain de pleine lune durant les premiers jours
du mois de mars. A l’origine, la célébration
de cette fête était associée aux
moissons fructueuses et à la terre fertile. Aujourd’hui,
Holi, considérée comme la fête des
couleurs, est un moment de réjouissances symbolique
commémorant une légende de la mythologie
hindoue.
La
légende de Holika et du feu.
Le roi des génies, Hiranyakashipu était
un homme de pouvoir, si puissant qu'il se prit pour
Dieu lui même et voulut qu'on adora que lui. Il
avait un fils Prahlâda, fidèle à
Vishnu, qui refusa d'observer le culte imposé
par son père. Furieux, le roi voulut mettre à
mort l'enfant.
Il ordonna que Prahlâda soit écrasé
par un éléphant. Mais l'enfant s'en sortit
indemne. Il fut jeté du haut d'une falaise, fut
mordu par un serpent venimeux. Le poison se transforma
en nectar. La soeur du roi, Holika, avait reçu
le pouvoir de résister aux flammes. Il fut décidé
qu'elle porterait son neveu au milieu du bûcher.
Mais c'est Holika qui mourut, consumée par les
flammes alors que Prahlâda en réchappa.
Protégé par sa foi en Vishnu, le garçon
réchappait de toutes les atrocités imposées
par son père. C'est en hommage à Holika,
qu'on donna à cette fête le nom de Holi.
Holi,
associée à l’amour.
La
fête des couleurs est également associée
à l’amour éternel existant entre
Krishna et Radha. Outre le côté festif
de la célébration, marqué par de
la poudre multicolore, Holi est aussi synonyme de processions
bien animées, accompagnées de chants et
de danses folkloriques.
Que
la fête commence.
De
nos jours, la fête Holi prend une toute autre
dimension : les jeunes courent les rues afin de jeter
des poignées de poudres multicolores à
leurs amis et connaissances et tout le monde se plaît
à ce "jeu de chasse". Les préliminaires
de la fête débutent durant la soirée
de pleine lune. Des feux sont allumés aux coins
des rues et à divers endroits afin de chasser
les mauvais esprits et d’éliminer les ondes
négatives qui rôdent autour des maisons.
Ces feux sont aussi représentatifs de la mort
de Holika. Dès le lendemain matin, les rues se
remplissent de foules, de personnes courant, hurlant
de joie et s’animant autour des éclaboussements
de couleurs.
Une
atmosphère de moquerie.
Spécialement
ce jour, tout le monde se laisse aller à une
atmosphère de moquerie. Certains essayent de
surprendre leurs proches ou amis avec des jets d’eau
et de poudre. Des visages de toutes les couleurs défilent
dans les rues et les écoliers se donnent rendez-vous
à la sortie des classes pour partager ensemble
ce moment qui leur semble hilarant... Toutefois, cet
instant magique ne dure que l’espace d’une
journée car le lendemain, tout le monde retrouve
son sérieux.
|
|
GANESH
Chaque année, le quatrième jour de la
lune croissante du mois de Bhadrapad (août septembre),
la communauté hindoue dans son ensemble, et plus
particulièrement les Marathis à Maurice,
célèbrent cette naissance du Dieu Ganesh.
Cette
fête commémorant la naissance du Dieu Ganesh
est l’une des plus populaires de la communauté
hindoue. Elle est connue comme le « Ganesh Chaturthi
». Cette manifestation donne lieu à des
cérémonies religieuses durant dix jours,
culminant par un défilé dans les rues,
avec de gigantesques effigies de Ganesh.
Adoration
et immersion.
Les
rites pour le Ganesh Chaturthi consistent d’abord
à façonner une statue de Ganesh avec de
la glaise. Cette statue est l’objet d’adoration
soit à domicile soit sur une place publique pendant
les neufs jours qui précèdent la fête.
Le
jour de la fête, les fidèles emmènent
en procession les statues montées sur des socles
en bois jusqu’au bord de la mer, d’un lac
ou d’une rivière. A la fin de la procession,
qui s’accompagne de chants au rythme des tambours,
les statues de Ganesh sont immergées en mer pour
redevenir les éléments naturels à
partir desquels on les avait façonnées.
Cette immersion symbolise le retour de Ganesh au monde
céleste et à l’océan universel
de la conscience.
Des offrandes, sous forme d’aliments sucrés
et des fruits, sont également consacrées
au dieu Ganesh.
Ganesh,
divinité de l’intelligence.
Ganesh
est l´un des Dieux les plus importants de l´hindouisme,
non par le rang hiérarchique qu´il occupe,
car à l´origine il était loin de
figurer sur le même plan que les figures majeures
de la Trimurti (Brahmâ, Vishnu et Shiva), mais
bien par son omniprésence dans la vie quotidienne
des gens.
Ganesh
s’occupe des forces intellectuelles et spirituelles.
A ce titre, il est le patron des artistes, des écrivains
et détermine le succès ou l’échec
de toute entreprise où l’intelligence humaine
entre en jeu.
Dualité...
Quand
il est invoqué, Ganesh écarte les obstacles
sur la voie de la création. S’il est négligé,
il suscite des obstacles et entraîne l’artiste
à sa perte. Ganesh comporte deux aspects : tout
comme un éléphant il peut être un
animal domestique des plus efficaces ou une bête
furieuse extrêmement dangereuse. Le Dieu a une
nature ambivalente. Les images que l’on fait de
lui montrent deux de ses mains qui font des gestes bénéfiques
(apaisement et don) et deux autres qui brandissent des
armes.
Dans
l’ensemble de la communauté hindoue, les
fidèles invoquent Ganesh au début des
cérémonies importantes, telles le mariage,
l’inauguration d´un magasin, le début
d´un voyage ou le passage d´un examen.
Voici
la légende qui est à l'origine de cette
fête :
Pour un des ses anniversaires, Parvati cuisina 21 sortes
de gâteaux pour son fils. Ganesh en mangea tellement
que son ventre ne put les contenir. La souris, sa monture
fut soudainement effrayée par un serpent. Ganesh
attrapa le reptile et s'en fit une ceinture pour contenir
son estomac plein.
Du ciel, il entendit quelqu'un se moquer. Il vit alors
la Lune qui riait aux éclats. Le dieu à
tête d'éléphant hurla et dans sa
fureur, il cassa une de ses défenses. Il dicta
alors le présage suivant : "le jour de mon
anniversaire, personne ne pourra regarder la Lune en
face. Si quelqu'un, consciemment ou inconsciemment,
la regarde, il sera totalement incompris de sa famille
ou de ses voisins pour aucune raison apparente".
Cette légende a une portée philosophique.
L'espace infini est comme le ventre de Ganesh. La souris
représente l'ego. Ganesh utilisant l'ego comme
véhicule symbolise le fait que chacun d'entre
nous contrôlons l'ego par la conscience. En d’autres
termes, celui qui contrôle l'ego possède
la conscience divine. La Lune, le jour de la Ganesh
Chaturti, est maléfique et ne permet pas à
l'esprit de se concentrer sur Dieu. Ce jour-là,
la Lune crée de mauvaises ondes en l'esprit humain.
|
|
|
FETE DU PRIMTEMPS : NOUVEL AN CHINOIS
Une
semaine de festivités.
A Maurice, la Fête du Printemps, considérée
désormais comme une des fêtes nationales,
est l’occasion pour les familles chinoises de l’île,
non seulement de se rendre à la pagode, afin d’y
effectuer les rites traditionnels, mais c’est aussi
le moment choisi pour réunir tous les membres de
la famille autour de festivités comprenant repas
copieux, pétards et danses de dragons entre autres.
Le jour de la célébration, jour férié
à Maurice, commerces et autres établissements
appartenant aux Chinois sont fermés, mais bon nombre
d’entre eux, le restent quelques jours supplémentaires
après la fête, car selon la coutume chinoise,
les festivités durent une semaine entière.
Rites et coutumes.
La
Fête du Printemps, comme toute fête culturelle
et religieuse, comporte plusieurs aspects traditionnels
: en Chine, la célébration du nouvel an
varie d’une province à une autre, mais cependant
certaines coutumes sont adoptées par tous les chinois,
qu’ils viennent du nord, du sud, ou s’ils
résident dans d’autres pays étrangers.
Par
exemple, en observant un rite particulier, on remarquera
que, durant la semaine précédant le nouvel
an, certaines familles procèdent à la cérémonie
d’adieu au Génie du Foyer. Ce dernier doit
entreprendre un long périple afin de présenter
à l’Empereur de Jade son compte-rendu du
lot de bonnes et de mauvaises actions effectuées
par les membres de la famille durant l’année
écoulée.
Afin
d’obtenir les bonnes grâces du Génie,
une multitude de cadeaux alimentaires sont présentés
à son image affichée aux placards de cuisine
; certains croient même au pouvoir des sucreries
et des produits collants qui empêcheraient le Génie
d’ouvrir la bouche devant l’Empereur et ainsi
dire du mal d’eux.
Toutefois,
à Maurice, très peu de familles ont recours
à ce genre de pratiques, privilégiant surtout
les séances de prières à la Pagode,
séances comprenant des remerciements aux ancêtres
ainsi que des demandes de grâce et de prospérité.
Cependant,
il est primordial que la maison soit rangée et
nettoyée afin de chasser les maux et les maladies
qui s’y trouvent. Des messages de bon augure écrits
sur du papier rouge sont collés à divers
endroits de la maison alors que les portes d’entrée
sont ornées de bandes sur lesquelles sont calligraphiés
les différents vœux. Bien entendu, pas de
nouvel an sans pétards ; ceux-ci, destinés
à faire partir les mauvais esprits, détonnent
pendant presque toute la journée et à diverses
reprises durant la semaine de fêtes.
Repas familiaux, Fung Pao et danses.
Parallèlement
au réveillon de Noël chez les occidentaux,
le réveillon du nouvel an chinois est célébré
autour d’un repas familial traditionnellement composé
de dix plats, dont certains, ayant une signification symbolique,
sont obligatoires : les légumes de la longue année
représentent l’intelligence, le poulet entier,
la santé et les boulettes de poisson, de viande
ou de crevettes, le succès dans les études.
Le réveillon prend fin avec la distribution de
´Fung Pao´. Les adultes, principalement les
parents et les grands-parents, remettent aux enfants des
enveloppes contenant ´l’argent de la chance´.
Autrefois, l’argent du nouvel an se présentait
sous forme de cent pièces de cuivre liées
ensemble, symbolisant l’espoir de vivre jusqu’à
cent ans.
La Fête du Printemps comportent également
la traditionnelle danse du dragon et du lion, effectuée
principalement devant les locaux des commerces et lors
de spectacles célébrant l’événement.
La danse du dragon, fascinante aux yeux de tous, est généralement
accompagnée de tambours et de gongs. En principe,
cet ensemble de célébrations marquant la
Fête du Printemps continue jusqu’à
la Fête des Lanternes, célébrée
quelques jours plus tard.
|
|
|
|