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L’île Maurice

compte 1 300 000 habitants, ce qui lui vaut l’une des plus fortes densités du monde. La plupart des mauriciens résident dans les villes du plateau central et dans la capitale.

Ce qui caractérise avant tout la population, c’est sa diversité. Les groupes ethniques de différentes origines qui la composent se sont installés dans l’île en plusieurs vagues successives, européenne, africaine, indienne puis chinoise. Les mauriciens d’origine indienne (hindous, tamouls, télégous, musulmans) représentent 68% de la population. Descendants pour la plupart des coolies du 19° siècle, majoritaires à 52%, les hindous tiennent les rênes du pouvoir politique et, dans une moindre mesure, de l’économie.

Venus du sud de l’inde, les tamouls, ont une pratique religieuse légèrement différente de l’hindouisme. Les musulmans (16%), originaires du nord de la grande péninsule, Bihar, Gujarat et Bengale, sont souvent de petits commerçants ou petits propriétaire terriens.

Deuxième « groupe » ethnique, les créoles (27%). Cette communauté est restée relativement en marge du développement de l’île. Pour la plupart, les créoles, vivent dans de modestes habitations, loin des quartiers chics de Port-Louis. Leur langue, le créole n’en est pas moins la principale langue parlée de l’île, et le séga demeure la musique et la danse emblématiques de l’île.

Bien que très minoritaire, les franco mauriciens occupent encore un rang important. S’ils ont reçu en héritage plantations et sucreries, ils ont diversifié leur activité et investi dans le tourisme, textile et les services.

Très discrets de la scène politique, les sino-mauriciens représentent 3% de la population. Arrivées dans l’île depuis les années 1840 (les premiers, recrutés à Singapour et à Penang, travaillaient sur les docks de Port-Louis), ils se distinguent dans le commerce et le secteur tertiaire. La plupart des sino-mauriciens sont originaires du sud de la Chine (Guangdong, Fujian). Convertis au catholicisme, les sino-mauriciens restent attachés à leurs valeurs et à leurs rites ancestraux. Port-Louis possède son quartier chinois.

Une telle mosaïque de peuples donne à l’île Maurice une nation arc-en-ciel. Si les différentes communautés ethniques coexistent en parfaite harmonie, elles ne se mélangent guère. Les mariages mixtes demeurent rarissimes. Les mauriciens se montrent tous très tolérants et accueillants.

LA LANGUE

L’île Maurice se targue d’être une nation jeune et bien formée capable de s’exprimer couramment en français et en anglais. La réalité est un peu plus complexe. Les mauriciens ont des bases d’anglais et une solide maîtrise du français, héritages de la colonisation, mais c’est en créole qu’ils communiquent entre eux. D’autre langues, plus confidentielles, existent à Maurice. Des langues indiennes : le hindi, l’ourdou, le bhodjpuri, le tamoul, le telegou, le marathi et le gujarâtî. Mandarin, cantonais, hakka pour les chinois. La presse, comme la radio et télévision, communique majoritairement en français

LA GASTRONOMIE

Les gourmands peuvent se rassurer, on mange très bien à Maurice, si l’on aime la cuisine exotique. Chaque communauté ayant apporté ses produits et ses recettes. Le visiteur a donc le choix entre les restaurants indiens, chinois, créoles ou européens. Viandes, poissons et fruits de mer sont généralement accommodés en cari, vindaye ou rougaille. Les plats sont ordinairement accompagnés de riz blanc, d’achards (fruits et légumes râpés, épicés, pimentés et marinés dans du vinaigre), chatini pomme d’amour ou coco, les brèdes (feuilles de plantes potagères diverses, mijotées ou cuites à la vapeur). Le midi ne pas hésiter à goûter les dall puri, rôti, soupe chinoise vendue aux coins des rues, et le soir s’offrir une bonne table, langouste, marlin, cerf de Java.

Heure à Maurice :


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