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l’origine

Après avoir été tour à tour hollandaise, française puis britannique, l’île Maurice a obtenu son indépendance en 1968. Ses plages riantes, ses belles plantations de cannes et ses somptueuses demeures coloniales dissimulent une histoire mouvementée, longtemps animée par la course aux épices et marquée au fer rouge de l’esclavage. On pense que la découverte de l’île revient à des navigateurs arabes du 10° siècle, mais il faut attendre 1502 pour voir apparaître les Mascareignes sur une carte portugaise signalant une terre sous le nom arabe de Dina Robin. Les portugais ont ouvert, en 1488, une voie maritime vers les Indes en contournant l’Afrique par le Cap de Bonne Espérance. L’île se trouve en plein sur la route des épices et c’est à cette course que les Mascareignes doivent leur peuplement. Les portugais reconnaissent ainsi l’île au début du 16°siècle. L’histoire veut que ce soit à Pedro Mascarenhas que revient le nom des Mascareignes (la Réunion, île Maurice et Rodrigues) en 1512. L’île est rebaptisée ilha do cirne (île du cygne) très certainement en rapport au dodo. Les portugais ne s’installent pas pour autant. Ils découvrent tout de même l’île Rodrigues (Don Diego Rodrigues) en 1528. C’est aux portugais que l’ont doit l’introduction des cochons, rats, singes et chiens.

Les premiers colons

En 1598 l’amiral hollandais Van Warwyck débarque à son tour dans l’île du cygne, qu’il rebaptise Mauritius, en l’honneur de Maurice de Nassau. Il installe une base sur la côte sud est, dans la baie de Grand Port. Il faudra attendre 1638 pour voir les hollandais s’établir dans l’actuelle Mahébourg. Il s’agit pour les colons d’exploiter les ressources de l’île pour ravitailler en vivre les navires en escale. Ils exploitent les bois précieux, chassent les tortues pour leur chair et leurs écailles, introduisent le cerf de java, plantent du tabac, des bananiers, des citronniers et surtout la canne à sucre. La vie des colons est rude, cyclone, sécheresse, maladie, naufrages, dont celui du gouverneur Pieter Both dans la Baie du Tombeau (attaque de pirates). Les hollandais quittent l’île après soixante ans de présence. Une seconde tentative en 1664 pour échouer 6 ans plus tard.

L’ile de France

Les français, déjà présents dans l’océan indien, maîtres de l’île Bourbon (actuelle Réunion) depuis 1649, s’emparent de Mauritius en 1715. Guillaume Dufresne d’Arsel, en prend possession pour le compte de la compagnie des indes. Mauritius devient Isle de France le 20 septembre. En 1721 s’y installe un petit contingent envoyé de Bourbon par la compagnie pour y implanter quelques caféiers, dans la région de Moka. Il faudra attendre 1735 et l’arrivée de François Bertrand Mahé de la Bourdonnais pour que l’île commence à se développer. Nommé gouverneur du territoire et de Bourbon par Louis XV ; sous sa férule, l’île, encore sauvage et inhospitalière, s’engage sur le chemin de la prospérité. Sur la côte ouest, il entreprend d’aménager un port pour y accueillir flottes marchandes et militaires : Port Louis, devenue capitale, acquiert ainsi une importance stratégique sur la route des indes. Des chantiers navals, un hôpital, les premières routes sont tracées et des fortifications élevées. Cet administrateur promeut la canne et crée la sucrerie de la Villebague et celle de Port Sud-Est. Malgré les difficultés, les pionniers ne se découragent pas et en 1755, La Villebague produit assez de sucre pour ravitailler les nombreux voiliers de passage et satisfaire les habitants de l’île et de la voisine Bourbon.

En 1746, Mahé de la Bourdonnais partit en guerre contre les anglais en Inde, sauva Pondichéry et emporta Madras. Accusé de trahison par Dupleix, il est embastillé en 1748, libéré et réhabilité, avant de mourir à 54 ans. Il restera à jamais le « père de l’île ». 1764 : le royaume de France rachète les Mascareignes à la compagnie des indes, il espère pouvoir dominer l’Angleterre sur les mers, effacer ses échecs aux indes et asseoir sa position aux Seychelles, en sa possession depuis 1756. Près de 15000 marins et soldats, dirigés par Suffren, sont envoyés à Port Louis. Relayés par les corsaires pour attaquer les navires britanniques entre l’Afrique et l’orient. De 1789 à 1794 Surcouf s’illustre par son courage et ses prises spectaculaires. La révolution française touche l’Isle de France, l’abolition de l’esclavage, décrété par la convention en 1794, se heurte à l’opposition des planteurs. Napoléon 1° répondra à leurs attentes en 1802, en rétablissant l’esclavage et en envoyant un nouveau gouverneur, le général Decaen. En juillet 1810, la flotte napoléonienne remporte devant Vieux Grand Port son unique victoire navale face aux anglais. Une victoire de courte durée, quatre mois plus tard, les britanniques débarquent à Cap Malheureux et s’emparent de l’île. La capitulation signée par Decaen le 3 décembre 1810 assure aux insulaires le respect de leurs lois (Code Napoléon encore en vigueur), coutumes et convictions religieuses.

l’Anglaise

L’île reprend le nom de Mauritius. Les anglais, notamment le premier gouverneur britannique Robert Farquhar, préservent une bonne part de l’héritage culturel français. L’île Maurice connaît un essor certain tout au long du XIX° siècle, le réseau routier s’étoffe, le libre commerce prend de l’ampleur avec l’Inde et l’Australie. En 1835, l’abolition de l’esclavage marque un tournant. L’affranchissement des esclaves africains et malgaches pose le problème de l’exploitation du sol. Les sucreries se tournent alors vers l’Inde. De 1835 à 1907, 450000 coolies débarquent, des rêves de richesse pleins la tête. Leur désillusion sera à la hauteur de leur espoir, ces coolies sont parqués dans des camps et guère mieux traités que les esclaves qu’ils ont remplacés. Petit à petit ils acquerront des terres pour devenir « petits planteurs ». En 1867, une épidémie de choléra emporte plus de la moitié de la population de Port Louis. Les conséquences sont lourdes pour l’industrie sucrière. En 1869, l’ouverture du Canal de Suez compromet le rôle stratégique des Mascareignes sur les routes maritimes entre l’Europe et l’Asie.

l’indépendance

En 1936 est créé le parti travailliste, et en 1947 le droit de vote est accordé à tous les Mauriciens sachant lire et écrire, et le suffrage universel est instauré en 1958.
1965, le parti travailliste réclame l’indépendance de l’île. Elle est accordée trois ans plus tard, le 12 mars 1968. L’île Maurice et l’île Rodrigues restent au sein du Commonwealth. Sir Seewoosagur Ramgoolam « le père de la nation » chef du parti travailliste, devient le premier Premier Ministre mauricien.

Avec lui, l’île effectue de grandes avancées sociales, éducation et soins gratuits. Les premières zones franches sont créées en 1970. Après 13 ans passés au pouvoir, il cède la place en 1982 à Sir Anerood Jugnauth, chef du Mouvement Militant Mauricien (MMM).

Confronté à un fort taux de chômage, le nouveau premier ministre relance l’économie nationale avec les secteurs du textile et du tourisme dans les années 1980. Au gré des alliances et des stratégies, les responsables politiques alternent au pouvoir. Gaétan Duval, charismatique leader créole du parti PMSD, Paul Béranger chef du MMM, Navin Ramgoolam, chef du PTR.

Le 12 mars 1992, Maurice devient une République. Son parlement est constitué de 60 députés élus pour cinq ans. Le premier président de la république est Cassam Uteem.

En décembre 2014, le MSM de Sir Anerood Jugnauth en alliance avec Xavier Duval et Ivan Collendavelloo. Remporte les élections

Heure à Maurice :


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